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Depuis environ deux cents ans, les activités industrielles de l'être humain ont profondément transformé notre environnement, jusqu'à entraîner une nouvelle ère géologique: l'Anthropocène. La modernité occidentale, en séparant la nature et la culture, a entrepris d'exploiter la première afin de faire «progresser» la seconde. Ce projet, marqué par une temporalité linéaire non questionnée, a fini par imposer un technocratisme autoritaire responsable de la catastrophe écologique actuelle, remettant en cause notre existence comme celle de l'écosystème planétaire. Cette situation rend impérative la «question de la technique»: penser celle-ci est peut-être ce qui nous permettra collectivement de dépasser le blocage actuel. Dans son ouvrage, Yuk Hui s'attaque à cet enjeu fondamental.
Plus exactement, l'auteur s'interroge sur l'existence de plusieurs techniques différentes ontologiquement, dont certaines renvoient à une pensée autre que celle de l'Occident moderne. L'enjeu est complexe puisqu'il nécessite à la fois une enquête historique et une recherche au présent, alors même que la logique occidentale s'est imposée universellement, propageant le principe de l'automatisation continue de la technique. Hui se propose de revisiter l'histoire de la philosophie chinoise en regard de cette question, afin de mettre en lumière une véritable altérité à la modernité occidentale, tout en cherchant une nouvelle pensée technique (et un nouveau rapport à la technique) qui permettrait de dépasser cette modernité. L'ancrage chinois de Hui sert donc d'outil global afin d'avancer collectivement.